Publié le 7 juin 2026
Fin de la prime et rachat à 1,1 centime : pourquoi l'autoconsommation gagne
C’est le changement le plus important pour le solaire résidentiel depuis des années. Un arrêté tarifaire publié au Journal officiel le 4 juin 2026 rebat les cartes : pour les nouvelles demandes, la prime à l’investissement est supprimée et le surplus d’électricité revendu ne vaut plus que 1,1 centime par kWh — environ quatre fois moins qu’avant. Faut-il enterrer votre projet photovoltaïque ? Non. Mais il faut le penser autrement.
Ce qui change concrètement depuis le 5 juin 2026
Pour les nouvelles demandes de raccordement en autoconsommation avec vente du surplus (segment résidentiel, jusqu’à 9 kWc) :
- La prime à l’investissement disparaît du dispositif.
- Le tarif de rachat du surplus tombe à 1,1 ct/kWh HT, avec une indexation de 2 % par an.
- Les contrats déjà signés conservent en principe leurs conditions — si vous avez déjà un contrat d’obligation d’achat, vérifiez ses termes, il n’est pas concerné par les nouvelles demandes.
Autrement dit : revendre son électricité ne rapporte presque plus rien. Le modèle « je produis, je revends, je rentabilise » est terminé pour les nouveaux projets.
Le calcul qui change tout
Posons les chiffres. En juin 2026, le kWh que vous achetez au réseau coûte environ 19,4 centimes au tarif réglementé — et la CRE prévoit déjà une hausse d’environ +3,1 % au 1ᵉʳ août 2026. Le kWh de surplus que vous revendez, lui, vaut 1,1 centime.
Un kilowattheure autoconsommé vous fait donc économiser environ 17 fois plus qu’un kilowattheure revendu ne vous rapporte. La rentabilité de votre installation ne se joue plus au compteur de revente : elle se joue dans votre capacité à consommer ce que vous produisez.
Comment on adapte votre projet (et pourquoi ça reste rentable)
Chez N2S, ça fait longtemps qu’on dimensionne les installations pour l’usage réel, pas pour la revente. Cette réforme valide cette approche :
- Dimensionner juste : viser la puissance qui couvre votre consommation de jour, plutôt que la plus grosse installation possible.
- Déplacer les usages en journée : chauffe-eau, lave-linge, recharge du véhicule électrique pendant que le toit produit.
- Préparer le stockage : une batterie pour consommer le soir ce que vous avez produit l’après-midi.
- Penser le support : une toiture en bac acier saine reste le meilleur point de départ d’une installation qui durera 25 ans.
Avec un bon taux d’autoconsommation, chaque rayon de soleil échappe à un tarif réseau qui, lui, continue de monter.
Méfiez-vous des devis « d’avant »
Un démarcheur vous promet encore une prime et une revente rentable ? Son discours date d’avant le 5 juin. Exigez un calcul de rentabilité fondé sur l’autoconsommation, avec vos vraies consommations. C’est exactement ce qu’on fait, gratuitement, avec notre simulateur d’économies.
Un projet en Charente ou Charente-Maritime ? Parlons de votre toit et de vos usages — on dimensionne pour que votre installation travaille pour vous, pas pour le réseau.
Sources : arrêté tarifaire publié au JO le 4 juin 2026 ; tarif réglementé et prévision CRE juin 2026.
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